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Même si l'intérêt sur les troubles de la réfraction
ont débutés dès la fin du 18 ème siècle
(1870), les premières techniques ont fait leur apparition en 1869
avec STELLEN qui fut suivi par Bates (1894) et LANS (1898). Ce dernier
met au point une technique d'incision de la cornée afin de corriger
l'astigmatisme chez le lapin. En effet, il se rendi compte qu'une incision
aplatissait l'oeil. Par contre, cet effet restait temporaire à
cause de la cicatrisation et était fonction de la profondeur de
l'incision.
La technique fut ré-exploitée par le Japonais Sato
qui effectuait des incisions sur les faces antérieures et postérieures
de la cornée. Cette technique n'était satisfaisante que
pendant une courte durée car une régression ainsi qu'un
brumissement de la cornée se révélait très
rapidement. La cause de ce brumissement était due au fait que Sato
incisait la face antérieure de la cornée et donc touchait
l'endothélium, qui joue un rôle primordial dans la transparence
de la cornée. Jusque là la chirurgie réfractive n'en
était qu'à ses balbutiements mais il y a 25 ans, un ophtalmologiste
russe, Sviatoslav FIODOROV, constata après avoir soigné
un enfant blessé par des bouts de verres, qu'il présentait
une régression de sa myopie.
Se basant sur les travaux de Sato, il décida de mettre en application
cette technique en diminuant le nombre d'incisions et en évitant
de toucher à l'endothélium. Cette technique fut réellement
exploitée à partir de 1978 aux Etats Unis et en 1982 en
France. L'application limitée aux myopies faibles et moyennes a
vu son application révolue au profit du laser excimer.
Le laser Excimer est utilisé depuis longtemps dans l'industrie
(1975) mais n'est que depuis peu employé dans la chirurgie réfractive.
Après des expériences sur la fiabilité et sur les
effets du laser sur la cornée des animaux, son application pour
la correction de la myopie vit le jour. La première utilisation
à proprement dit fut bien différente de celle actuelle car
son rôle se limitait à remplacer le bistouri pour la kératotomie
radiaire afin de diminuer les traumatismes post-opératoires. L'utilisation
ophtalmologique fut véritablement réalisée en 1986
et le premier oeil fut traité en 1987.
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